Qu'est ce que la maladie de Crohn ?
La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) caractérisée par une inflammation de la muqueuse du tube digestif. Elle se manifeste de manière variable selon les personnes et évolue par poussées entrecoupées de périodes de rémission. Les symptômes peuvent toucher le système digestif mais également d’autres parties de l’organisme. Il est important de connaître les signes digestifs et extra-digestifs pour mieux identifier cette maladie et suivre son évolution.
Quels sont les symptômes digestifs de la maladie de Crohn ?
Lors des poussées, la maladie de Crohn se manifeste surtout par des troubles digestifs. Les douleurs abdominales sont vives et peuvent se présenter sous forme de spasmes ou de brûlures intenses. Elles s’accompagnent souvent de diarrhée liquide et abondante, qui peut durer plusieurs semaines et provoquer déshydratation ou perte de poids. L’émission de selles sanglantes ou glaireuses est également fréquente, ce qui peut entraîner une anémie par carence en fer ou en vitamine B12.
Quels sont les symptômes extra-digestifs de la maladie de Crohn ?
La maladie peut aussi affecter d’autres parties du corps. La fatigue, la pâleur, la perte de poids et la fièvre sont des signes généraux fréquents. L’inflammation peut toucher les articulations, entraînant des douleurs au niveau de la colonne vertébrale ou des membres.
Comment identifier la maladie de Crohn ?
Le diagnostic repose sur une consultation médicale complète, comprenant un interrogatoire sur les symptômes et les antécédents, un examen physique et des analyses de sang et de selles pour détecter l’inflammation, les infections ou les carences nutritionnelles. Des examens d’imagerie et endoscopiques peuvent être réalisés selon les cas : l’iléocoloscopie permet de visualiser le côlon et l’iléon avec la possibilité de réaliser des biopsies, la capsule endoscopique explore l’intestin grêle de manière non invasive, et l’entéro-scanner ou l’IRM abdomino-pelvienne permettent de détecter sténoses, abcès ou fistules.
Pourquoi un diagnostic précoce est-il important ?
Un traitement adapté permet de contrôler l’inflammation, de soulager les symptômes et de prévenir les complications. Avec une prise en charge médicale, le pronostic est similaire à celui d’une personne non atteinte. Sans traitement, des complications graves peuvent survenir, comme des fissures anales, des hémorragies digestives, une occlusion intestinale, une péritonite ou des abcès.
Qu'est ce que la RCH ?
La rectocolite hémorragique, ou RCH, est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin qui touche le rectum et le côlon. Elle se caractérise par une inflammation de la muqueuse et la formation d’ulcérations qui provoquent des symptômes digestifs variés et des poussées inflammatoires alternant avec des périodes de rémission
Quelles sont les causes de la rectocolite hémorragique ?
Les causes exactes restent inconnues mais la recherche suggère une origine auto-immune, ce qui signifie que le système immunitaire attaque par erreur la muqueuse du rectum et du côlon. Plusieurs facteurs semblent intervenir en synergie, notamment des facteurs génétiques, environnementaux et des perturbations du microbiote intestinal
Quels facteurs génétiques sont impliqués dans la RCH ?
Des gènes de prédisposition ont été identifiés mais leur impact reste relativement rare. Ces gènes peuvent augmenter le risque de développer la maladie lorsqu’ils sont associés à d’autres facteurs environnementaux ou biologiques
Quels facteurs environnementaux peuvent favoriser la RCH ?
Le stress peut favoriser le déclenchement d’une poussée sans être une cause directe de la maladie. D’autres éléments de l’environnement, tels que l’alimentation, la pollution ou l’exposition à certaines substances, sont également suspectés de jouer un rôle dans l’inflammation
Quel rôle joue le microbiote intestinal dans la RCH ?
Le microbiote intestinal semble jouer un rôle important dans l’inflammation. Un déséquilibre de la flore intestinale, sous l’influence de facteurs génétiques et environnementaux, pourrait contribuer à l’apparition et au maintien de l’inflammation, créant un cercle vicieux
